En 2024, les habitants de l'État mexicain du Jalisco ont connu une météo inhabituelle. D'habitude, les pluies commencent en juin, mais cette année-là, elles se sont fait attendre jusqu'à la fin juillet et se sont arrêtées dès la mi-septembre. Dans certaines zones, il est tombé trop d'eau, alors que dans d'autres, c'était l'inverse : pas assez. La température, elle, a été la plus élevée jamais enregistrée : en moyenne 2,3 °C au-dessus de la normale.
Pourquoi donc ? Un anticyclone, une zone de haute pression avec un temps clair, est resté longtemps au-dessus du Mexique. Il a agi comme un couvercle sur une casserole : il empêchait les nuages de monter et de se déverser en pluie, et le sol en dessous se réchauffait de plus en plus. C'est comme si vous couvriez une poêle et la laissiez sur le feu : à l'intérieur, ça chauffe, et la vapeur ne sort pas.
Aujourd'hui, les agriculteurs du Jalisco doivent décaler leurs semis et se préparer à des pluies de plus en plus imprévisibles. Le thermomètre, qui servait autrefois à simplement mesurer la température, est devenu un avertissement : le climat est en train de changer.
L'agave bleu, dont on fait la tequila, utilise un type particulier de photosynthèse (CAM) qui lui permet d'économiser l'eau. Mais même ces plantes robustes souffrent de la chaleur : les nuits chaudes entravent l'accumulation des sucres, ce qui réduit la qualité de la matière première.