L'ordinateur qui cliquette : comment le Z3 perdu a été ressuscité ✛ ✎

Original: "The Reconstructions of Konrad Zuse's Z3 Computer"
· Raul Rojas
arXiv:2607.13089 · 2026-07-13 · arXiv non-exclusive · analyse indépendante · 2 min
Détruit pendant la guerre, le Z3 revit à travers des répliques qui montrent comment fonctionnaient les premières machines à calculer.

Berlin, décembre 1943. Une bombe frappe le bâtiment – et le premier ordinateur automatique programmable, le Z3, disparaît dans les flammes. Son créateur, Konrad Zuse, ne reconstruit pas la machine. Mais l'idée du Z3 – telle un tableau perdu dont il ne reste que des esquisses – attend son heure. Des années plus tard, des ingénieurs recréent la logique de ce chef-d'œuvre à partir des plans conservés et des descriptions des circuits.

2500 relais dans l'une des répliques – à peu près comme les étoiles dans un ciel clair. Chacun cliquette à son rythme, et la machine s'anime, tel un orchestre mécanique.

À l'intérieur du Z3, des relais (interrupteurs électromagnétiques) travaillent. Ils s'ouvrent et se ferment rapidement, envoyant des signaux électriques à travers des fils sans interférences. Les commandes sont lues sur une bande de papier perforée. Ainsi, l'ordinateur manipule les nombres, effectue des calculs et améliore l'algorithme – toujours pas à pas. Le processus est contrôlé par un bloc de calcul numérique, où les bits courent le long de circuits logiques, comme le sang dans les vaisseaux.

Les répliques modernes ne cachent pas la mécanique : dans la version suisse de 2024, on voit les arbres rotatifs des sélecteurs. C'est une machine de calcul numérique qui montre ouvertement son fonctionnement. Ces répliques sont un outil pédagogique : les étudiants voient comment de simples interrupteurs s'assemblent pour former un calculateur. L'exécution lente et visuelle des opérations est idéale pour l'apprentissage.

Le Z3 original pesait une tonne, consommait 4000 watts et ne faisait que 3 à 4 additions par seconde. Votre smartphone est des milliards de fois plus rapide, mais il fonctionne en silence, tandis que le Z3 chantait sa musique de relais.

Quatre-vingts ans après le bombardement, les relais cliquettent à nouveau. Le tableau que l'on croyait perdu a trouvé une nouvelle vie – non pas comme pièce de musée, mais comme instrument vivant du savoir.

Le Z3 original pesait une tonne et ne faisait que 3 à 4 additions par seconde – n'importe quelle calculatrice de poche moderne est plus rapide. Mais il savait manipuler des nombres très grands et très petits grâce à une astucieuse méthode de représentation des nombres.

Cela ressemble à de la science-fiction steampunk – un ordinateur mécanique, mais construit sérieusement en 1941.

(-1)^s \times 1.m \times 2^{(e-64)}
Représentation d'un nombre dans le Z3 : s est le signe, m la mantisse, e l'exposant avec un décalage de 64.
Notions
machine de Turing simulation numériqueéquation de Vlasov