Un faisceau lumineux sous l'eau s'atténue des centaines de fois plus vite que dans l'air — comme une lampe de poche dans un brouillard épais. C'est cette propriété qu'exploite le robot facteur : il repère les capteurs dispersés sur le fond grâce à la lueur à peine visible de leurs ampoules et s'en approche au plus près. Ensuite, tout se passe comme pour un livreur avec son camion-citerne : si la batterie du capteur est presque à plat, le robot « fait le plein » d'énergie en urgence ; si la charge est moyenne, il récupère d'abord les données accumulées, puis donne de l'électricité ; et si le capteur est bien chargé, il se contente d'échanger des messages.
Le plus surprenant : le seuil à partir duquel il faut recharger plutôt que simplement lire se calcule par une formule simple. Pas d'algorithmes compliqués — le robot se contente de regarder le pourcentage de charge et prend sa décision. Les mathématiciens ont prouvé que cette stratégie « de bon sens » — « si moins de 20 %, recharge » — est en réalité la meilleure. Grâce à cela, les réseaux sous-marins pourront fonctionner pendant des années sans intervention humaine, et le robot facteur dépensera un minimum de son propre carburant pour ses tournées.
Sous l'eau, la lumière transmet les données plus vite que les ondes radio, mais elle s'atténue si rapidement que le signal ne porte que sur quelques mètres.