Une goutte d'eau sur un film polymère frais se comporte comme un invité sur un nouveau canapé : tantôt elle s'étale, tantôt elle se rassemble en perle. C'est à ce comportement qu'on juge si la surface est prête à repousser la saleté ou, au contraire, à retenir la peinture. Avant, ces tests se faisaient à la main, un film à la fois.
Voici maintenant le robot PANDA-film. Il mélange lui-même les solutions, fait passer un courant pour déposer un réseau polymère sur une plaque, puis dépose une goutte d'eau par-dessus et observe comment elle réfléchit la lumière. Tout le dispositif est monté sur un châssis mobile bon marché, comme celui d'une imprimante 3D, si bien que presque n'importe quel laboratoire peut le reproduire.
Le robot a été testé sur le polymère PAMA : il a lui-même déposé le film, mesuré l'angle de contact et donné le résultat. Un tel assistant passe en revue des dizaines de formulations en une nuit et trouve la meilleure composition de revêtement plus vite qu'un humain en une semaine.
L'angle de contact est l'angle entre la goutte et la surface. Si la goutte est presque plate, l'angle est inférieur à 90 degrés — la surface aime l'eau. Si la goutte forme une perle, l'angle est supérieur à 90 — la surface repousse l'eau.
Dans la série « Westworld », les robots hôtes créent de nouveaux matériaux dans des ateliers automatisés — PANDA-film fait les premiers pas vers de telles usines, mais seulement à l'échelle d'une paillasse de laboratoire.