Lorsque la lumière arrache un électron à un atome, celui-ci s'envole comme une balle perdue dans la foule. Les scientifiques voulaient depuis longtemps savoir à quel instant exact chaque électron quittait l'atome, mais une mesure directe perturbait le processus. Aujourd'hui, des physiciens proposent une méthode qui utilise une seconde impulsion lumineuse pour « photographier » le moment de naissance de l'électron.
La méthode ressemble à un jeu de vagues à la surface de l'eau : une onde provient du premier électron, l'autre du second, créé par une brève impulsion. Lorsque les vagues se rencontrent, elles se superposent, et à partir de la figure obtenue, on peut calculer à quel moment précis le premier électron est apparu. C'est comme si, en observant les cercles à la surface de l'eau, on pouvait savoir quand la pierre a été jetée.
Cette approche permet non seulement de mesurer le temps, mais aussi de voir comment l'énergie de l'électron est liée au moment de sa naissance. Cela ouvre la porte à la compréhension des processus les plus rapides de la nature, des réactions chimiques au fonctionnement de l'électronique de demain.
L'attoseconde est un milliardième de milliardième de seconde. En une attoseconde, la lumière parcourt une distance inférieure au diamètre d'un atome.
Dans la série « Star Trek », les capteurs analysent instantanément les processus subatomiques — cette nouvelle méthode rapproche la science d'une telle précision.