Un panneau solaire ressemble à un gâteau en couches : une base en silicium, et par-dessus, de fines pistes métalliques par lesquelles l'électricité s'écoule vers les fils. Pendant longtemps, ces pistes étaient en argent – il conduit parfaitement le courant et n'endommage pas le silicium. Mais l'argent est cher, alors les ingénieurs cherchent des alternatives. Le cuivre coûte cent fois moins cher et conduit presque aussi bien, mais il a un sale caractère : il a tendance à s'infiltrer dans le silicium et à perturber son fonctionnement.
Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont pris des cellules solaires prêtes à l'emploi avec des contacts en cuivre et les ont passées au laser. Le faisceau laser ne coupe pas et ne fait pas fondre tout sur son passage – il frappe par points, comme un fer à souder entre les mains d'un bijoutier. Aux endroits où le cuivre touche le silicium, une forte chaleur locale apparaît pendant un instant. Cela suffit pour que le cuivre et le silicium se fondent en une couche solide de Cu3Si – une sorte de pont qui lie solidement le métal au semi-conducteur et empêche le cuivre d'aller plus loin.
Pour vérifier que la couche s'était bien formée, les échantillons ont été examinés au microscope électronique à résolution atomique. Les images montrent : dans les zones traitées au laser, le cuivre et le silicium ont formé un alliage régulier et propre, tandis que dans les zones non traitées, des impuretés et des vides se sont accumulés à l'interface. Après une attaque acide, les contacts traités sont restés intacts, tandis que les contacts non traités ont commencé à se dégrader. Cela signifie que le chauffage laser rend le contact non seulement conducteur, mais aussi chimiquement résistant.
L'avantage pratique est évident : les panneaux solaires avec des contacts en cuivre renforcés par laser fonctionnent aussi efficacement que ceux avec des contacts en argent, mais coûtent nettement moins cher. Et comme le traitement laser peut être facilement intégré dans une ligne de production existante, la méthode peut être rapidement déployée dans les usines. Le cuivre, qui était auparavant un remplaçant capricieux de l'argent, devient après un bref « cautérisation » laser un conducteur fiable et bon marché de l'électricité solaire.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2603.20496
The formation of stable copper-silicide (Cu3Si) interfaces is crucial for cost-effective, high-efficiency solar cells. However, copper's diffusivity and electromigration issues pose challenges for contact stability. This study employs Laser-Enhanced Contact Optimization (LECO) to induce localized nano-scale Joule heating at the Cu-Si interface in phosphorus-doped p-PERC solar cells. High-resolution STEM and bright field analyses confirm stable Cu3Si formation in LECO-treated samples, with significantly reduced material segregation compared to nonLECO samples. SEM and post-etch EDS mapping demonstrate improved chemical resistance and interface cleanliness. Electrically, LECO treatmenet reduces series resistance by a factor 3, enhancing fill factor and efficiency while preserving diode quality. These results highlight LECO as a scalable method for reliable, silver-free solar cell metallization.
La température au point de chauffage laser dépasse 1000°C pendant une fraction de seconde – cela suffit pour faire fondre le cuivre, mais trop peu pour endommager le silicium environnant.