Le télescope spatial James Webb a aperçu d'anciennes galaxies abritant des trous noirs surdimensionnés — trop massifs pour un âge aussi tendre après le Big Bang. Pour une croissance normale, le temps aurait manqué ; ils se sont donc formés autrement.
Peut-être que les matériaux de construction furent des trous noirs primordiaux — des miniatures hypothétiques dont l'idée fut avancée par Stephen Hawking. Avec de telles « briques », mêlées à de la matière noire, on élève rapidement des poids lourds cosmiques. En amas, ils fusionnent comme des gouttes sur une vitre — la même loi décrit une avalanche de fusions. Les objets lourds coulent vers le centre, entrent plus souvent en collision et croissent de manière explosive.
Rebondissement inattendu : chacune de ces miettes, de la taille d'un atome, pèse comme une montagne, et leur comportement collectif obéit à l'équation des gouttes de pluie. La modélisation confirme — dès les premiers instants après le Big Bang, un essaim de miniatures aurait pu engendrer un trou noir géant, que nous voyons aujourd'hui comme un point rouge.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2604.01684
In arXiv:2507.07171, we demonstrate that the high-redshift supermassive black holes in the so-called "little red dots" discovered by James Webb Space Telescope (JWST) can be explained by the primordial black hole (PBH) clustering on small scales. In this paper, we present a comprehensive simulation of the successive PBH mergers within a cluster by solving the Smoluchowski coagulation equation. We derive the coagulation kernel considering both cases with and without the effects of mass segregation. Then we employ the Monte Carlo method to solve the equation, implementing the full-conditioning scheme using the discrete inverse transformation method. Our simulations determine the runaway timescales of clusters and the mass population evolution of PBHs across a wide range of cosmic redshifts, depending on the number of PBHs within the cluster and the associated density.
Les trous noirs primordiaux n'ont toujours pas été détectés directement, mais ils pourraient constituer une part importante de la matière noire — la substance invisible qui empêche les galaxies de se disloquer.