À l'intérieur du noyau atomique, les protons et les neutrons ne restent pas en place comme des petits pois dans une boîte. Chaque particule occupe sa propre orbite – une région de l'espace où on peut la détecter. Plus l'orbite est grande, plus la particule est « étalée ». Des scientifiques ont mesuré la taille de ces orbites dans les noyaux de calcium et de scandium : ils ont éjecté des particules du noyau et ont observé avec quelle impulsion elles en sortaient.
La méthode ressemble à une partie de billard. Si on frappe une boule qui se trouve près du bord de la table, elle partira différemment d'une boule au centre. Ici, c'est pareil : une particule qui occupait une grande orbite reçoit une impulsion différente lors de l'éjection qu'une particule sur une petite orbite. En comparant les impulsions mesurées avec les calculs, les scientifiques ont reconstitué les tailles des orbites.
Le résultat pour les orbites des protons est moins certain : les données actuelles ne suffisent pas pour dire précisément comment elles varient d'un noyau à l'autre. Mais la méthode fonctionne : elle permet de regarder à l'intérieur du noyau et de voir comment les particules y sont réparties. C'est important pour comprendre comment la matière est organisée au niveau le plus profond.
Le noyau de calcium-52 contient 20 protons et 32 neutrons – c'est l'un des noyaux de calcium stables les plus lourds, et sa forme est proche de la sphérique.
Dans le roman « Blindsight » de Peter Watts, les humains tentent de comprendre une forme d'intelligence étrangère ; l'étude des orbites nucléaires est aussi une tentative de comprendre une structure qui n'est pas visible directement, mais qui ne se manifeste que par des signaux indirects.