Un pulsar est une étoile-phare : elle tourne rapidement et émet des impulsions radio comme un faisceau. Le pulsar PSR J1637−4642 a tourné régulièrement pendant neuf ans et demi, puis son rythme a déraillé trois fois. Le raté le plus fort – un glitch – a accéléré la rotation de 2,7 millionièmes. C'est comme si l'aiguille des secondes d'une horloge accélérait soudainement d'un dix-milliardième de seconde par an.
Après le premier saut, l'étoile a commencé à revenir à son rythme initial, mais seule une petite partie est revenue – 1,5 % du saut, en environ 100 jours. Cela a permis de calculer qu'environ 1,9 % de la masse de l'étoile est un superfluide. Auparavant, on n'avait jamais observé de tels ratés pour ce pulsar, et les scientifiques pensaient qu'il était « calme ». Maintenant, il est clair qu'il accumulait de la tension comme un ressort et qu'il a lâché. Cette connaissance n'a pas d'application technique, mais elle aide à comprendre comment sont faites les étoiles à neutrons.
Le glitch le plus faible de ce pulsar a modifié la fréquence de rotation de seulement 14 nanohertz — c'est comme si l'aiguille des secondes d'une horloge accélérait d'un dix-milliardième de seconde par an.