Une braise couve dans les artères des personnes vivant avec le VIH ✎ bioRxiv

Original: "ALDH Activity in Monocytes is Associated with Subclinical Coronary Atherosclerosis in Treated People with HIV-1"
b42w:2608.90050 · page du travail · 2026-08-25 · All rights reserved · analyse indépendante · 1 min
Chez les personnes vivant avec le VIH sous traitement, les cellules immunitaires à forte activité de l'enzyme ALDH sont associées à un athérosclérose précoce des artères du cœur.

À l'intérieur des artères d'une personne vivant avec le VIH couve un petit feu qui ne s'éteint pas, même sous médicaments. Ce feu, c'est l'inflammation, et une nouvelle étude montre que des cellules immunitaires particulières, qui transforment la vitamine A, l'entretiennent. Les chercheurs ont comparé le sang de personnes avec et sans VIH. Chez les premières, le sang contenait plus de monocytes à forte activité de l'enzyme ALDH. Les monocytes sont de grandes cellules immunitaires du sang, et l'enzyme ALDH transforme la vitamine A en une forme active qui renforce l'inflammation.

La plaque d'athérosclérose est un épaississement graisseux à l'intérieur de l'artère, qui gêne le passage du sang.

Le lien s'est révélé direct : plus le sang contenait de monocytes à enzyme active, plus les dépôts graisseux dans les artères du cœur étaient épais. Chez les personnes sans VIH, ce lien n'existait pas. Le sang des patients vivant avec le VIH contenait aussi davantage de forme active de la vitamine A et de la protéine qui la transporte. Cette protéine était elle aussi corrélée au volume des dépôts.

On comprend désormais que le feu qui couve dans les artères des personnes vivant avec le VIH est entretenu par les monocytes à forte activité ALDH et par un excès de vitamine A. Aucun médicament capable d'éteindre ce feu n'a encore été mis au point, mais les chercheurs savent déjà où regarder. Il est possible que, à l'avenir, apparaissent des traitements qui calment ces cellules et protègent le cœur.

L'enzyme ALDH, qui s'est révélée liée à l'athérosclérose chez les personnes vivant avec le VIH, intervient aussi dans le métabolisme de l'alcool : sa forme inactive provoque des rougeurs du visage après la consommation d'alcool. Dans cette étude, son activité a été mesurée dans les monocytes, et non dans le foie, où elle agit sur l'alcool.

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