D'habitude, toute perturbation dans le monde quantique se dissipe comme des ronds dans l'eau. Mais dans les systèmes où la règle est « pas de voisins excités en même temps », des motifs particuliers émergent : les cicatrices quantiques. Elles ne disparaissent pas, telles des vagues figées dans le temps.
Les scientifiques ont étudié deux types de configurations initiales de ces cicatrices et ont découvert que même de minuscules portions du système reproduisent presque parfaitement l'état d'origine. À mesure que le système grandit, les écarts aléatoires ne font que diminuer. Comme une photographie incrustée dans un film dynamique, la mémoire locale résiste au chaos.
Cela change notre compréhension de l'entropie et du désordre, et ouvre la voie à des ordinateurs quantiques ultra-stables. Des expériences de spectroscopie confirment déjà ces idées, rapprochant le contrôle de la mémoire quantique.
Dans ces expériences, les atomes ont des tailles comparables à celles des bactéries – jusqu'à des millièmes de millimètre.
Dans le roman de science-fiction « Blindsight » de Peter Watts, un vaisseau extraterrestre utilise des états quantiques pour préserver la conscience – peut-être que les cicatrices quantiques pourraient servir de base à une telle technologie.