Un minuscule défaut dans un diamant — telle une oreille microscopique capable de percevoir la « respiration » magnétique du cœur. Ces capteurs fonctionnent à température ambiante et ne sont pas plus gros qu'un grain de sable.
Pour entendre un signal faible dans une pièce bruyante, les ingénieurs ont utilisé deux capteurs : comme nos oreilles comparent les sons pour distinguer la parole, une paire d'« oreilles » en diamant soustrait le bruit de fond magnétique. Cela a permis d'enregistrer un magnétocardiogramme sans blindage encombrant.
L'ironie, c'est que le capteur n'est pas un diamant parfait, mais son imperfection : un atome d'azote voisin d'une lacune dans le réseau cristallin. C'est ce défaut qui, sous la lumière de la spectroscopie optique, se transforme en élément ultra-sensible. À terme, ces capteurs pourraient devenir la base de patchs de diagnostic sans contact — moins chers et plus portables que les magnétomètres traditionnels.
La première fois que l'on a capté le pouls magnétique du cœur, c'était en 1963 — l'appareil avait la taille d'une voiture et nécessitait une isolation magnétique coûteuse.
Le tricordeur médical de « Star Trek » est plus proche qu'on ne le pense : un capteur en diamant compact lit les rythmes magnétiques sans aucun contact.