Froid d'os : un plâtre qui se refroidit tout seul express

Original: "Passive Daytime Radiative Cooling Enabled by Bio-Derived Ceramic-Polymer Coatings on Rapid-Curing Fiberglass Casts"
arXiv:2601.19116 · 2026-01-27 · CC0 1.0 · 1 min
Un plâtre classique enrichi de particules issues d'os animaux réfléchit la lumière du soleil et se refroidit de 15 degrés sous la température de l'air.

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Le soleil tape fort, mais le plâtre sur le bras reste frais. Le secret ? Un mince revêtement à base d'os animaux recyclés.

Les surfaces rafraîchissantes classiques sont souvent rigides et fragiles : impossible de les coller sur un bandage incurvé. Ici, on a pris un plâtre en fibre de verre commercial, qui durcit rapidement, et on y a ajouté deux couches de polymères. À l'intérieur, des particules céramiques de pyrophosphate de calcium, issues de déchets osseux. Ces particules diffusent la lumière du soleil tout en émettant de la chaleur sous forme de rayonnement infrarouge qui traverse l'atmosphère et s'échappe dans l'espace.

Les particules d'os agissent comme de minuscules miroirs : elles réfléchissent la lumière visible, mais laissent la chaleur s'échapper vers l'extérieur.

En plein soleil, la surface s'est retrouvée 15 °C plus froide que l'air ambiant. La réflexion de la lumière solaire a dépassé 90 %. Ce matériau ne nécessite pas d'électricité, ne craint pas les courbures et est sans danger pour la peau, ce qui permet de l'appliquer sur des bandages médicaux ou des pièces flexibles.

Un plâtre ordinaire retient généralement la chaleur, mais cette version l'évacue d'elle-même vers le ciel clair — comme si le bandage respirait le froid.

Les os d'animaux, habituellement jetés, se transforment en céramique capable de refroidir des surfaces sans dépenser un seul watt d'énergie.

Notions
cellule solaire à pérovskite revêtement antireflet PCR réfrigération magnétique