Le soleil tape fort, mais le plâtre sur le bras reste frais. Le secret ? Un mince revêtement à base d'os animaux recyclés.
Les surfaces rafraîchissantes classiques sont souvent rigides et fragiles : impossible de les coller sur un bandage incurvé. Ici, on a pris un plâtre en fibre de verre commercial, qui durcit rapidement, et on y a ajouté deux couches de polymères. À l'intérieur, des particules céramiques de pyrophosphate de calcium, issues de déchets osseux. Ces particules diffusent la lumière du soleil tout en émettant de la chaleur sous forme de rayonnement infrarouge qui traverse l'atmosphère et s'échappe dans l'espace.
En plein soleil, la surface s'est retrouvée 15 °C plus froide que l'air ambiant. La réflexion de la lumière solaire a dépassé 90 %. Ce matériau ne nécessite pas d'électricité, ne craint pas les courbures et est sans danger pour la peau, ce qui permet de l'appliquer sur des bandages médicaux ou des pièces flexibles.
Un plâtre ordinaire retient généralement la chaleur, mais cette version l'évacue d'elle-même vers le ciel clair — comme si le bandage respirait le froid.
Les os d'animaux, habituellement jetés, se transforment en céramique capable de refroidir des surfaces sans dépenser un seul watt d'énergie.