Des astronomes suivent les sursauts de rayons X émis près d'un trou noir au centre d'une galaxie. Ces sursauts se répètent selon un rythme régulier, comme des battements de cœur. Habituellement, quand une étoile s'approche d'un trou noir, le rythme s'accélère – tout comme le pouls s'emballe à la course. Mais pour le trou noir « Ansky », le rythme ralentit. Chaque battement suivant prend plus de retard que le précédent : en une journée, l'intervalle augmente de près d'une demi-heure. C'est comme si le cœur, au lieu de s'accélérer à l'effort, se mettait à battre plus lentement.
Personne ne sait encore pourquoi ce rythme ralentit. Peut-être nous échappe-t-il un processus fondamental, comme un mécanisme inconnu de perte d'énergie.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2602.16776
We report the first direct measurement of the period derivative in a quasi-periodic eruption (QPE), finding a smoothly increasing period with $$\dot{P}\approx (1.7\pm 0.02)\times10^{-2}$$ d d$$^{-1}$$ in the source ZTF19acnskyy/"Ansky". Most models for QPEs invoke repeated interactions of a stellar-mass orbiting companion around the supermassive black hole (SMBH) in an extreme mass-ratio inspiral (EMRI). In these scenarios, a positive $$\dot{P}$$ is surprising, but not impossible to produce. We explore several possible explanations for the observed $$\dot{P}$$, including stable mass-transfer driven by impulsive mass loss events in an EMRI, velocity kicks at pericenter due to tidal interactions with the SMBH, apparent period changes due either to general relativistic precession effects in an EMRI or light travel-time delays in a hierarchical SMBH binary, and mass-transfer variations in a thermal/viscous disk instability model. We find that none of the considered models provides a complete explanation for the data, motivating further work on physical explanations for positive period derivatives in QPEs.
Chaque sursaut dure plusieurs heures, et les périodes entre eux peuvent s'étendre sur des mois. Le changement de cadence a été mesuré avec une précision extrême : 0,017 jour par jour, soit environ 24 minutes de retard quotidien.