Les radiotélescopes ont capté un signal qui se répète comme une balise dans le brouillard. C'est un sursaut radio rapide — une brève impulsion d'ondes radio provenant d'une galaxie lointaine. À côté, les astronomes cherchent une source persistante — une faible lueur qui reste après l'éclat, comme des braises qui couvent après un feu d'artifice. Dans cette nouvelle étude, les scientifiques ont pointé un réseau de radiotélescopes vers deux candidats de ce type.
La première source, associée au sursaut FRB 20190417A, a pu être observée à la fréquence de 5 gigahertz. Elle s'est révélée très compacte — moins d'une milliseconde d'arc dans le ciel, ce qui équivaut à distinguer une pièce de monnaie à mille kilomètres. Sa température de brillance dépasse cent mille kelvins, ce qui signifie que l'émission n'est pas produite par la chaleur, mais par le mouvement de particules chargées dans un champ magnétique. Le spectre de la source est presque plat : elle brille de la même manière aux fréquences basses et hautes. Ce comportement ressemble à la lumière d'une nébuleuse soufflée par un jeune pulsar — une étoile à neutrons en rotation rapide.
Le deuxième candidat, associé au sursaut FRB 20181030A, ne s'est pas manifesté à ces fréquences. Si son émission est réellement compacte, son spectre doit être très raide — il s'atténue brusquement aux hautes fréquences. Cela le distingue de la première source et suggère un mécanisme différent.
Cette approche — attraper la faible lumière persistante près des sursauts brefs — aide à séparer le « moteur » du sursaut de la nébuleuse qui l'entoure. Plus on pourra mesurer de telles sources, plus il deviendra clair quelles machines déclenchent ces sirènes cosmiques.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2604.03429
We aim to confirm the compact nature and constrain the radio spectra of candidate persistent radio sources (PRSs) associated with repeating fast radio bursts (FRBs). We performed European VLBI Network (EVN) observations at 5 and 8 GHz targeting two candidates identified in a recent VLA survey. We measured flux densities and upper limits at milliarcsecond resolution and combined them with published VLBI data at lower frequencies to derive spectral constraints. We detect a compact source associated with FRB 20190417A at 5 GHz with a flux density of $$150\pm45$$ uJy, while no detection is obtained at 8 GHz. The source is unresolved and has a brightness temperature $$T_{\rm b}>10^{5}$$ K, confirming its non-thermal nature. Combining our measurement with VLBI data at 1.4 GHz, we derive a spectral index $$\alpha = -0.19 \pm 0.29$$, consistent with a nearly flat spectrum. This makes FRB 20190417A only the second PRS with a spectral index constrained using VLBI data. The inferred luminosity places the source on the proposed $$L_{ u}$$-|RM| relation. Including this source yields a scatter of $$\sigma_\Delta = 0.65$$, corresponding to $$\hat{\alpha}|\epsilon| = 1.5 \pm 0.7$$, consistent with forward shocks in the free-expansion phase or young pulsar wind nebulae. For the candidate PRS associated with FRB 20181030A, we report upper limits of 80 uJy at 5 GHz and 150 uJy at 8 GHz, corresponding to $$L_{5\,\mathrm{GHz}} \lesssim 3.8 \times 10^{25}\ {\rm erg\ s^{-1}\ Hz^{-1}}$$, and implying a steep spectral index ($$\alpha \lesssim -1.2$$) if the VLA emission arises from a compact component. Our results highlight the importance of VLBI in isolating compact emission from FRB engines and provide one of the few spectral constraints for PRSs at milliarcsecond resolution. The consistency of FRB 20190417A with the $$L_{ u}$$-|RM| relation supports a nebular origin for the persistent emission.
La température de brillance de la source dépasse cent mille kelvins. Pour comparaison, la surface du Soleil est d'environ six mille kelvins. Une température aussi élevée pour une source radio signifie que son émission n'est pas créée par des atomes chauds, mais par des champs magnétiques qui accélèrent les particules.
Dans le roman « Contact » de Carl Sagan, l'héroïne capte un signal radio d'une civilisation extraterrestre. Les sursauts radio rapides ont d'abord été pris pour des signaux artificiels, mais on sait maintenant que ce sont des phénomènes naturels.