Certaines géantes rouges — d'immenses étoiles âgées — changent de luminosité très lentement : un cycle peut durer plus d'un an. Les astronomes n'ont pas compris pourquoi pendant longtemps. Une idée : un compagnon invisible tourne à proximité et masque périodiquement une partie de la lumière. Une autre : l'étoile pulse elle-même, comme un cœur, mais très lentement — ses couches externes se contractent puis se dilatent.
Dans la nouvelle étude, on a pris les données d'observations de 249 de ces étoiles. Pour chacune, on a identifié le rythme principal de variation de luminosité et son « harmonique » — une oscillation secondaire plus rapide. Il s'est avéré que le décalage de phase entre les deux permet de déterminer ce que l'on voit : une éclipse par un compagnon ou une pulsation propre. Pour la plupart des étoiles, la phase indiquait un compagnon. Mais pour un petit groupe — environ une étoile sur cinquante — le schéma correspondait précisément à une pulsation, et très spécifique : l'étoile oscille comme un tout, se gonflant alternativement d'un côté puis de l'autre.
Ce type de pulsation avait été prédit théoriquement, mais on n'avait pas d'exemples fiables. Maintenant, on en a trouvé. Cela signifie que des oscillations stables, semblables à une respiration lente, peuvent se produire à l'intérieur des géantes rouges. Elles permettent de sonder les profondeurs de l'étoile, inaccessibles par des observations directes.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2604.06563
Long secondary periods (LSPs) in luminous red giants remain the only major class of long-period stellar variability without a secure physical origin. Competing hypotheses include binaries with dusty companions and oscillatory convective dipole modes. We identify the physical and geometric conditions under which oscillatory convective dipole modes produce distinctive harmonic signatures that contrast with those expected from binary systems, and apply this diagnostic to a filtered subset of the OGLE-III LSP sample to identify examples consistent with oscillatory convective dipole modes. We model the geometric flux modulation from oscillatory convective dipole modes and map the range of inclinations, temperature amplitudes, and observing wavelengths for which harmonic features are observable. Using OGLE-III I-band light curves, we require statistically significant power at both sequence D and its harmonic, keeping a filtered sample of 249 stars (2.1% of the ridge-selected sample). We apply iterative Lomb-Scargle and weighted Fourier decomposition to isolate the fundamental and harmonic components. The relative phase ($$\Delta\phi$$) between these distinguishes secondary maxima predicted by an inclined dipole from secondary minima caused by eclipsing or ellipsoidal binary systems. The majority of high amplitude stars in the filtered subset show $$\Delta\phi$$ consistent with secondary minima produced by binary systems. However, a small but statistically non-negligible subset exhibits $$\Delta\phi$$ consistent with secondary maxima that are difficult to reconcile by eclipsing or ellipsoidal binaries, and instead match the geometric predictions for highly inclined, non-rotating oscillatory convective dipole modes with temperature amplitudes consistent with published models.
La période de ces pulsations peut atteindre 1000 jours — près de trois années terrestres.
Dans le roman de Stanislas Lem « Solaris », l'océan de la planète pulse également avec une périodicité inexplicable, et les scientifiques ne parviennent pas à comprendre sa nature.