phénomène

pulsation

Une variation périodique de l'intensité du rayonnement émis par un objet astronomique.
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Description

La pulsation en astrophysique désigne l'expansion et la contraction périodiques d'un objet céleste, entraînant des variations régulières de sa luminosité ou du rayonnement émis. Ce phénomène est observé dans de nombreux types d'étoiles, notamment les variables céphéides et les étoiles RR Lyrae, et constitue également le mécanisme sous-jacent des pulsars—des étoiles à neutrons en rotation rapide qui émettent des faisceaux de rayonnement, semblant pulser lorsque le faisceau balaie la Terre. L'étude des pulsations fournit des informations cruciales sur la structure interne, la composition et l'évolution des étoiles, ainsi que sur les propriétés de la matière extrême dans les étoiles à neutrons.

Histoire

Le premier pulsar a été découvert en 1967 par Jocelyn Bell Burnell et Antony Hewish, qui ont remarqué des impulsions radio régulières provenant d'une source désormais connue comme étant une étoile à neutrons en rotation. Les pulsations stellaires, cependant, ont été reconnues beaucoup plus tôt, la variabilité des céphéides ayant été découverte au XVIIIe siècle et reliée à la théorie des pulsations au début du XXe siècle.

Comment ça marche

Dans les étoiles, les pulsations proviennent d'une boucle de rétroaction entre la gravité et la pression. Lorsque les couches externes d'une étoile se contractent, la pression et la température augmentent, provoquant l'expansion des couches vers l'extérieur. L'expansion dépasse l'équilibre, conduisant à une nouvelle contraction, et le cycle se répète. La période de pulsation dépend de la densité et de la taille de l'étoile. Pour les pulsars, la « pulsation » n'est pas une oscillation physique mais un effet de phare : l'étoile à neutrons tourne rapidement, et ses pôles magnétiques émettent des faisceaux de rayonnement qui balaient le ciel, produisant des impulsions périodiques lorsque le faisceau pointe vers la Terre.

En pratique

Les pulsations des céphéides sont utilisées comme chandelles standard pour mesurer les distances cosmiques, tandis que les réseaux de chronométrage de pulsars sont employés pour détecter les ondes gravitationnelles et étudier le milieu interstellaire.

Anecdote

Certains pulsars, appelés « pulsars millisecondes », tournent plus de 700 fois par seconde, rendant leurs impulsions plus régulières que les horloges atomiques.

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