Garder en tête un numéro de téléphone pendant qu'on le compose, c'est la mémoire de travail. Dans le cerveau, un groupe de cellules en est responsable, qui s'envoient des signaux comme des personnes se passant un seau le long d'une chaîne. Mais chaque transmission a un coût : il faut des substances médiatrices, et elles s'épuisent. Si on ne les renouvelle pas, la chaîne s'arrête et la pensée disparaît.
Dans cette nouvelle étude, on a ajouté à cette chaîne des cellules auxiliaires — les astrocytes. Elles ne transmettent pas elles-mêmes les signaux, mais distribuent les substances nécessaires autour d'elles, comme un service de livraison d'eau pour les pompiers. Il s'avère que si les auxiliaires distribuent rapidement les ressources et reconstituent leurs réserves, la zone active reste en place, même si on la pousse légèrement. Sans ce soutien, la zone commence à dériver et finit par s'éteindre.
Les scientifiques ont déterminé les conditions dans lesquelles la mémoire de travail est stable. C'est comme trouver le bon rythme pour la chaîne de seaux : si l'arrivée d'eau est trop lente, le feu s'éteint. Comprendre ces mécanismes pourrait aider dans les maladies où la mémoire faiblit.
Les astrocytes peuvent échanger des substances via des canaux spéciaux, formant un réseau qui couvre de vastes régions du cerveau.