Dans le carbone diamant, comme dans tout cristal, on trouve des défauts — des nœuds vides ou des atomes étrangers. En capturant un électron, ils émettent de la lumière ou s'aimantent, ce qui est précieux pour les dispositifs quantiques. Mais l'électron se perd facilement, et pour le retenir, il faut introduire du bore dans le diamant — un peu comme chauffer en permanence un moteur pour qu'il fonctionne par temps froid. Les chercheurs ont trouvé une voie plus simple : si l'on fabrique le diamant sous forme de film de quelques couches atomiques (le diamane), les lois quantiques verrouillent elles-mêmes les électrons à l'intérieur. Dans une « flaque » aussi peu profonde, les ondes électroniques ne peuvent pas s'ébattre, et le défaut stocke sa charge de manière fiable. Le revêtement d'hydrogène du film ne se contente pas de renforcer le piège, il modifie aussi radicalement la luminescence des défauts — les signaux deviennent nets, comme un interrupteur. Cela évite un dopage complexe et ouvre la voie à des éléments simples pour l'Internet quantique — un couplage entre qubits et photons sans acrobaties chimiques.
Le diamane est un film de carbone à structure diamant ; ses propriétés se règlent facilement en accrochant simplement les bons atomes à sa surface.