Un trou noir n'est pas qu'un simple aspirateur. Il émet une faible lueur en libérant des particules — une idée proposée par Jacob Bekenstein, qui a relié la température du trou à son [tag:entropy]degré de désordre. Détecter un tel rayonnement dans l'espace est incroyablement difficile.
Les physiciens ont mené une expérience simple : ils ont envoyé une impulsion laser dans une fibre de verre si rapidement que, pour la lumière, un « point de non-retour » est apparu — comme dans une rivière dont le courant est plus fort que n'importe quel nageur. Et ils ont attendu les « éclaboussures » — des sursauts quantiques, semblables à l'onde unique provoquée par une pierre dans un rapide, plutôt qu'à un éboulement. L'explication précédente décrivait une cascade complexe, mais la nature s'est avérée plus simple.
La grande surprise, c'est à quel point cette « simplicité » est trompeuse. Si un trou noir avait la masse du Soleil, son évaporation par de telles éclaboussures prendrait plus de temps que l'âge de l'Univers multiplié par des milliards de milliards. La lumière existe, mais elle est presque imperceptible. Peut-être qu'un jour, en capturant des particules de vrais trous noirs, nous résoudrons le paradoxe de l'information perdue.
Si un trou noir avait la masse du Soleil, il lui faudrait des milliards de milliards de fois l'âge de l'Univers pour s'évaporer complètement.