La caméra à pixel unique évoque un artiste qui peint à travers un pochoir percé de nombreux trous. Chaque prise de vue ne laisse passer qu'une partie du flux lumineux, puis l'ordinateur assemble ces fragments pour reconstituer une image complète. Autrefois, l'ordre des masques était immuable, comme si l'artiste utilisait toujours le même pochoir sans jamais regarder son sujet. La nouvelle méthode permet à la caméra de choisir elle-même la séquence des masques : elle semble plisser les yeux pour saisir d'abord les contours principaux, puis se concentre sur les détails subtils là où ils se trouvent vraiment. Ainsi, l'appareil distingue même des nuances invisibles à l'œil dans le domaine infrarouge « thermique ».
Paradoxalement, un capteur unique peut détecter des traces de produit chimique sur une pomme, même si celle-ci paraît parfaitement saine à l'extérieur.
Une caméra à pixel unique peut prendre des milliers d'images par seconde, reconstituant couleur et détails plus vite qu'un clin d'œil humain.
Le spectromètre auto-adaptatif évoque les analyseurs de poche de la science-fiction : on le passe sur un objet et il révèle immédiatement sa composition.