Des centres de certaines galaxies s'échappent de vastes flux de gaz à une vitesse proche de 60 % de la vitesse de la lumière. Ce ne sont pas des jets étroits, mais bien des vents. Certains trous noirs « soufflent », d'autres « tirent ». La raison ? Le sens de rotation.
C'est comme avec des engrenages. Le trou noir, décrit par Roy Kerr, tourne sur lui-même, et autour de lui tourne le disque de gaz (cette fameuse spirale en chute). S'ils tournent dans le même sens, le disque s'approche très près. L'énergie est alors libérée violemment et accélère le vent. S'ils tournent en sens inverse, le disque s'arrête loin, l'énergie est moindre, mais le champ magnétique a le temps de s'enrouler et de tirer un jet.
C'est pourquoi dans certaines galaxies on ne voit que des vents, dans d'autres que des jets, et parfois les deux en même temps, si le disque a changé de sens de rotation après une fusion de galaxies.
Le vent connu le plus rapide — celui du quasar SDSS J1029+2623 — file à 0,58c, parcourant la distance Terre-Lune en deux secondes.