Dans le village d'Aginckort, en Afrique du Sud, chaque famille reçoit une petite somme de l'État. Une pension ou une allocation pour enfant, environ 21 dollars par mois. C'est comme un ruisseau qui coule dans chaque foyer. Les chercheurs ont voulu savoir si ce ruisseau avait un effet sur la glycémie, car le diabète est très fréquent dans ces régions.
Pendant sept ans, ils ont suivi 4580 adultes. Ils ont mesuré la glycémie au début et à la fin. Et ils ont découvert que si une famille perçoit 100 rands de plus par mois, le risque de prédiabète baisse de 6 %. Le prédiabète, c'est quand la glycémie dépasse déjà la normale, sans être encore du diabète. En revanche, les versements n'ont aucun effet sur le diabète lui-même.
Le ruisseau n'éteint pas l'incendie, mais il l'empêche de s'embraser. Si le diabète est déjà déclaré, l'argent ne remplace pas les comprimés. Mais si la glycémie commence tout juste à monter, une aide régulière permet de l'arrêter. C'est comme arroser un potager un peu chaque jour : le lac ne se remplira pas, mais les plantes survivront. Jusqu'ici, personne ne savait que les versements pouvaient agir ainsi. Aujourd'hui, c'est clair : même une petite somme, si elle arrive régulièrement, aide les gens à rester en bonne santé.
Le taux de glucose maximal enregistré dans l'étude atteignait 30,6 mmol/l, soit trois fois le seuil du diabète, une valeur dangereuse pour la vie. Pourtant, le versement moyen par personne ne dépassait guère 21 dollars par mois, moins que le coût d'une seule consultation médicale dans les pays développés.
Non publié sur arXiv. Voici sa page, le PDF et la formalisation : vous pouvez vérifier vous-même, pas seulement lire notre analyse.