Un capteur sur le bras mesure le sucre dans le sang 24 heures sur 24 et envoie les données au téléphone. Mais le médecin ne les voit qu'après coup : le sucre a chuté la nuit, a grimpé après le déjeuner. Et si on pouvait voir une semaine à l'avance quel sera le niveau de glucose ? C'est exactement ce que les auteurs de l'étude ont tenté de faire.
Ils ont utilisé les enregistrements de 4622 semaines d'observation chez des personnes atteintes de diabète de type 1 et de type 2. Quatre modèles informatiques — comme quatre experts différents — ont appris à partir des semaines passées à prédire six indicateurs pour la semaine suivante. Par exemple, combien de temps le sucre restera dans les limites de sécurité, ou à quel point il fluctuera. Il s'est avéré que tous les modèles réussissent à peu près aussi bien pour la plupart des indicateurs : l'erreur de prédiction est d'environ 8 à 16 pour cent. Mais avec les chutes de sucre rares (hypoglycémie), c'est plus compliqué : l'erreur monte à 48 pour cent, même si en chiffres absolus elle reste faible. C'est comme prédire la météo : les jours ensoleillés sont faciles à deviner, mais un orage rare est difficile à prévoir.
Conclusion pratique : prédire la tendance générale du sucre une semaine à l'avance est déjà possible, mais les chutes de sucre rares et dangereuses restent un défi. À l'avenir, de telles prédictions pourraient aider les personnes diabétiques à ajuster leur dose d'insuline ou leur alimentation à l'avance — comme les prévisions météo aident à prendre un parapluie.
L'erreur de prédiction pour les chutes de sucre rares est énorme en termes relatifs — environ 48 pour cent, alors qu'en valeur absolue il ne s'agit que de quelques minutes par jour. Autrement dit, les modèles ont « presque raison », mais ces quelques minutes peuvent être les plus dangereuses.