Les modèles informatiques qui prédisent les propriétés des matériaux à l'échelle atomique exigent généralement un réglage manuel long et fastidieux. Pour que le modèle fonctionne avec précision, on lui montre de nombreux exemples — comment les atomes sont disposés et comment ils interagissent. Les scientifiques passent des semaines à sélectionner ces exemples à la main. Le nouveau programme AutoPot fait cela tout seul.
AutoPot fonctionne comme un pilote automatique : il choisit lui-même quelles configurations d'atomes montrer au modèle, lance les calculs nécessaires et surveille le processus. Si le modèle se trompe, le programme ajoute de nouveaux exemples pour corriger l'inexactitude. AutoPot repose sur deux outils : BlackDynamite, qui effectue de nombreux calculs simultanément, et Motoko, qui gère leur séquencement.
Grâce à sa flexibilité, AutoPot est facile à étendre : les chercheurs peuvent ajouter leurs propres méthodes de calcul sans réécrire tout le code. C'est comme un jeu de construction dont les pièces sont interchangeables. Le programme prend déjà en charge les méthodes de modélisation populaires, et à l'avenir, d'autres pourront y être connectées.
AutoPot doit son nom à l'automatisation et aux potentiels — des fonctions mathématiques qui décrivent l'interaction entre les atomes. On obtient ainsi « potentiel automatique ».
Dans la science-fiction, on voit souvent des ordinateurs qui conçoivent eux-mêmes de nouveaux matériaux — AutoPot fait un premier pas dans cette direction en automatisant la partie routinière du travail.