La chasse aux exoplanètes s'apparente à une chasse aux ombres : une planète invisible ne se trahit que par une atténuation microscopique de la lumière de son étoile. Le télescope spatial TESS a détecté une telle baisse pour l'étoile TOI 864 — elle a duré une demi-journée et, par son ampleur, suggérait un monde rocheux de la taille de la Terre, orbitant presque dans les bras de son soleil. Mais les astronomes ne prennent pas même les ombres parfaites au mot.
Une image au sol d'une netteté exceptionnelle a démasqué le faux : à côté de TOI 864 se cachait une seconde étoile, invisible pour les télescopes ordinaires. Leur danse — des éclipses périodiques — créait l'illusion d'un transit planétaire. La lumière combinée des deux astres lissait la baisse, ajustant le tableau au modèle planétaire. La supercherie a été révélée lorsque des mesures photométriques précises ont montré des incohérences dans le timing et la profondeur. Il s'avère qu'un candidat sur trois à l'exoplanète issu des relevés spatiaux est une telle contrefaçon. Mais le paradoxe principal : chaque double démasqué ne déçoit pas les chasseurs, il perfectionne leurs outils, rapprochant la découverte de véritables mondes.
Un candidat sur trois à l'exoplanète issu des relevés spatiaux se révèle être une illusion, mais paradoxalement, ce sont précisément ces contrefaçons qui perfectionnent les technologies de détection des véritables mondes.
La situation rappelle la recherche de la planète Vulcain, que l'on cherchait en vain entre Mercure et le Soleil — elle aussi était une illusion, dissipée par la relativité générale.