En se déplaçant dans la Galaxie, le Système solaire plonge parfois dans de denses nuages interstellaires — des amas d'hydrogène raréfié et de poussière. D'habitude, le Soleil nous protège :
Mais un nuage massif comprime la bulle — elle rétrécit, parfois jusqu'à devenir plus petite que l'orbite de la Terre — et la planète se retrouve sous une pluie de particules venues de l'espace. Dans l'air naît le béryllium-10, une variété radioactive du béryllium. Il se dépose dans les sédiments océaniques et les couches de glace, comme une marque de l'événement. Les scientifiques ont mesuré cette marque et ont découvert : les petits nuages sont presque invisibles dans la croûte océanique, mais les carottes de glace conservent leur mémoire lors de mesures précises. Et le pic de béryllium il y a 10 millions d'années n'est pas dû à une supernova, mais au passage à travers un nuage.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2601.07983v2
Recent works suggest there are periods when the Sun encountered massive interstellar cold clouds which compressed the heliosphere to within Earth's orbit. This would expose Earth to increased galactic cosmic rays (GCRs) and energetic particles of heliospheric origin (HEPs). We model 10Be production in Earth's atmosphere during possible interstellar cloud encounters and supernovae, and estimate their detectability in marine and ice records of variable temporal resolution. We find that encounters with sub-parsec-scale clouds cannot be detected via 10Be measurements in iron-manganese crusts. GCR signal is not detectable in ocean sediments; only parsec-scale clouds can be detected in iron-manganese crusts. Encounters with sub-parsec-scale clouds can be detected if Earth is exposed to HEPs, or by measuring ice cores with less than or equal to 10 kyr temporal resolution. We find that the peak observed by Koll et al. (2025) 10 Ma cannot be attributed to a supernova, but could be attributed to an interstellar cloud crossing.
Le béryllium-10 est un chronomètre cosmique : sa lente désintégration conserve la mémoire des éruptions solaires et des rencontres nuageuses pendant des dizaines de millions d'années.