Chaque fois qu'un scanner mesure le mouvement de l'eau dans les tissus, il envoie une impulsion magnétique dans une direction donnée. Une impulsion, un point de données. Pour comprendre comment l'eau se déplace dans toutes les directions à la fois, il faut de nombreuses impulsions avec des orientations différentes. Auparavant, les orientations étaient choisies presque au hasard, pourvu qu'elles couvrent toutes les directions de manière uniforme. Mais le signal possède une symétrie cachée : si l'on fait pivoter l'impulsion de 180 degrés, le signal ne change pas. C'est comme un carreau carré : on a beau le tourner, le motif reste le même.
Les auteurs de cette nouvelle étude ont utilisé cette symétrie pour choisir les orientations non pas au hasard, mais selon une règle stricte. Ils ont appelé leur méthode « optimisation du filtre géométrique » — en substance, c'est un tamis qui élimine les orientations superflues. Avec ce tamis, le signal moyen est plus précis, même si l'on effectue moins de mesures. La méthode fonctionne particulièrement bien pour les formes allongées et aplaties du champ magnétique, utilisées dans les scanners modernes.
Au final, on parvient à réduire le temps de scan tout en obtenant des cartes de diffusion plus fiables. C'est crucial pour le diagnostic, où chaque minute compte et où la précision détermine si le médecin remarquera les premiers changements dans les tissus.
Une rotation de 180 degrés de l'impulsion magnétique ne modifie pas le signal de diffusion — tout comme un carreau carré paraît identique après une rotation d'un demi-tour.