L'orbite d'une planète, c'est sa trajectoire autour de son étoile. Si la trajectoire est parfaitement circulaire, la planète se trouve toujours à la même distance de son astre. Mais pour beaucoup de planètes, la trajectoire est légèrement allongée, comme une piste de course dans un stade. Les astronomes ont étudié des centaines de planètes géantes autour d'autres étoiles et ont trouvé une tendance curieuse.
Les planètes les plus massives — celles qui sont plusieurs fois plus lourdes que Jupiter — se déplacent le plus souvent sur des orbites légèrement allongées. L'excentricité se mesure par un nombre de 0 à 1 : zéro, c'est un cercle ; un, c'est un ovale très allongé. Pour ces planètes poids lourds, l'excentricité est le plus souvent d'environ 0,3. C'est comme si un coureur sur un stade ne courait pas sur une piste circulaire, mais sur un ovale légèrement aplati.
D'où vient cette excentricité ? Il semble que, dans leur jeunesse, ces planètes aient vécu des événements tumultueux. Peut-être sont-elles entrées en collision avec d'autres corps de grande taille — comme lors de la formation de notre Lune, quand un objet de la taille de Mars a percuté la jeune Terre. De tels impacts ont pu légèrement « étirer » les orbites des planètes géantes.
Cette découverte aide à comprendre comment naissent et évoluent les systèmes planétaires. Si une étoile possède une planète massive sur une orbite légèrement allongée, cela pourrait être la trace d'un ancien accident cosmique. Ainsi, en étudiant les orbites, nous lisons l'histoire de mondes lointains.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2601.18877
In this study, we compute completeness-corrected occurrence rates of giant exoplanets as a function of mass, semimajor axis, and eccentricity, using the approximately uniform California Legacy Survey sample of RV-discovered planets published in Rosenthal et al. 2021. We recover the previously-detected rise in occurrence with semimajor axis for both lower- and higher-mass subsets of the population out to $$\sim$$5 au. When restricting to planets with semimajor axes between 0.1 and 4.5 au (roughly speaking, the "peak" of giant planet occurrence), we find evidence for distinct eccentricity distributions for each of two mass sub-populations. Most strikingly, we observe a peak in the eccentricity distribution of super-Jovian planets (3-20~M$$_{\rm J}$$) at 0.3, which is apparent using two different parameterizations of the eccentricity distribution model. A hierarchical histogram model reveals that $$\sim$$92% of posterior samples indicate an elevated occurrence rate of super-Jupiters with modest eccentricities (0.2-0.4) compared to lower or higher eccentricities (i.e. evidence for a moderate eccentricity "peak"), and 99% of samples indicate super-Jupiters with modest eccentricities are more common than those with lower eccentricities (i.e. evidence that moderate eccentricities are more common than low eccentricities). We use a truncated Gaussian model fit to pinpoint the location of the super-Jupiter eccentricity peak with more precision, finding a maximum a posterior (MAP) peak location of $$e=0.3$$. This low but elevated characteristic eccentricity could be the result of dynamically hot histories, perhaps involving a giant impacts phase. All analysis code for this project is publicly available on Zenodo (https://zenodo.org/records/18089157) and GitHub (github.com/sblunt/eccentricities).
L'excentricité de l'orbite de la Terre n'est que de 0,017 — presque un cercle parfait. Celle de Pluton est de 0,25, c'est pourquoi Pluton se rapproche parfois plus près du Soleil que Neptune.