Une recette de pain écrite à l'encre invisible : pendant que vous lisez, l'original s'efface. C'est ainsi que se comportent les qubits — toute mesure les modifie irréversiblement. Leur copie est interdite par le théorème de 1982 (William Wootters, Wojciech Zurek) : dans un qubit réside l'entropie — une information inconnue qu'on ne peut pas simplement dédoubler. Mais on peut créer deux copies chiffrées avec une seule clé. En ouvrant l'une, vous ne pourrez plus lire l'autre. L'information est intacte, mais verrouillée, comme la matière noire — on sait qu'elle existe, mais on ne la voit pas. IBM a testé la méthode sur un processeur à 154 qubits. Les copies bruitées restaient précises ; l'intrication était préservée. Le bruit — fléau de l'informatique quantique — est ici impuissant. Tournure surprenante : sans chiffrement, une telle copie permettrait d'envoyer des signaux dans le passé, brisant la causalité. Le chiffrement rétablit l'ordre, offrant une clé pour une mémoire quantique robuste au bruit. En résumé : l'interdit ne porte pas sur la copie, mais sur la lecture de la copie supplémentaire.
Avant 1982, les physiciens ne faisaient que soupçonner l'interdiction du clonage. Si la copie sans chiffrement existait, les signaux iraient plus vite que la lumière — une violation directe de la relativité.