Une poudre qui se fouette toute seule express

Original: "Self-foaming, Sintering-resistant Iron-Tungsten Powders Enable High-Cycle Thermochemical Hydrogen Storage"
· Jie Qi, David C. Dunand
arXiv:2602.22807 · 2026-02-26 · CC BY 4.0 · 1 min
La poudre de fer au tungstène stocke l'hydrogène et ne s'agglomère pas après des dizaines de cycles.

La poudre de fer, chauffée entre 650 et 800 degrés, absorbe l'hydrogène comme une éponge sèche absorbe l'eau. Mais après quelques cycles, les particules s'agglutinent en une masse compacte, et l'éponge cesse de fonctionner. L'ajout de tungstène change la donne : à chaque chauffe, la poudre se fouette elle-même, restant meuble et poreuse.

Dans un réacteur contenant un kilogramme de cette poudre, on a réussi à stocker 42 grammes d'hydrogène et à utiliser 96% de la capacité sur 30 cycles. Même après 90 cycles incomplets, la poudre n'a pas perdu sa capacité à absorber le gaz. Le tungstène, lorsqu'il est chauffé, s'évapore et se déplace à travers les pores, empêchant les particules de s'agglutiner.

L'hydrogène est le gaz le plus léger : un kilogramme contient autant d'énergie que trois litres d'essence.

Ce mode de stockage est plus sûr que les bouteilles sous pression et moins cher que les réservoirs cryogéniques. La poudre de fer au tungstène est une « éponge » compacte et fiable pour l'hydrogène, qui peut être utilisée dans les stations-service ou les stockages d'énergie.

Le tungstène est l'un des métaux les plus réfractaires : il fond à 3422°C, mais dans ce processus, il s'évapore déjà à 650°C et se déplace à travers la poudre comme la vapeur dans une bouilloire.

Scientifiques
Charles-Augustin de CoulombJohannes RydbergTheodore LymanArnold SommerfeldJohann Jakob BalmerJoseph von Fraunhofer
Notions
stockage de l'hydrogène matériaux de stockage d'hydrogène batterie au sodium