Un point lumineux de la taille d'une molécule. On y fait passer un courant, et elle s'illumine comme une minuscule ampoule. Voilà à quoi ressemble l'expérience avec des molécules de colorant déposées sur une fine pellicule de sel.
Lorsque le courant atteint la molécule, un électron lui cède de l'énergie. La molécule restitue aussitôt cette énergie sous forme de lumière. C'est comme une balançoire : on la pousse une fois, elle oscille puis s'immobilise. Mais la molécule ne brille pas d'un éclat constant : sa lumière tremble, car la molécule elle-même vibre. Le spectre de la lumière révèle ces vibrations, comme des notes qui accompagnent la mélodie principale.
Ce n'est pas qu'une jolie expérience. Si l'on parvient à contrôler la lumière d'une seule molécule, on pourra construire des circuits optiques de la taille de quelques atomes. De tels circuits seraient utiles pour les ordinateurs quantiques et les capteurs ultra-sensibles.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2603.01897
Tin-phthalocyanine molecules adsorbed on a NaCl ultrathin film on Au(111) exhibit electrofluorescence excited by a current across a scanning tunneling microscope junction. Exploring the dependence of the molecular monomer photon yield on the injected current evidences the one-electron excitation process underlying the neutral-exciton luminescence. Photon spectra of the monomer exhibit vibrational progression and hot luminescence, while the dimer electrofluorescence spectroscopic fine structure results from the coupling of the adjacent optical transition dipoles. The photon yield of the dimer is significantly altered upon changing the configurational state of one of the two molecules. In one of the bistable configurations light emission is amplified compared to the monomer, and it is reduced in the other.
La molécule de colorant utilisée dans cette expérience est plus petite que la longueur d'onde de la lumière qu'elle émet, comme un émetteur radio de la taille d'un grain de poussière qui diffuserait sur des ondes longues.