Pour distinguer une étoile faible au-dessus d'une ville nocturne brillante, les astronomes soustraient une image d'une autre — ils suppriment la lueur des lampadaires. Ils font de même avec les neurones vivants : leurs faibles éclairs se noient dans le bruit, mais si l'on soustrait tout ce qui est immuable, il ne reste qu'eux. La photométrie et la soustraction d'images ont été affinées pendant des siècles pour la recherche de supernovae dans les galaxies. Désormais, le programme Astro-BEATS fait de même avec des enregistrements vidéo de cellules, captant les moindres variations de lueur.
Cela permet de traiter rapidement des heures de vidéo et d'entraîner l'intelligence artificielle. Cela nous rapproche de la compréhension du langage des neurones et, peut-être, de la création d'interfaces cerveau-ordinateur.
De minuscules éclairs d'activité dans les neurones se produisent d'eux-mêmes, sans impulsion extérieure. Les scientifiques débattent encore de leur utilité.
Les auteurs de science-fiction rêvent depuis longtemps de télépathie et de contrôle de machines par la pensée. La capacité à capter les signaux cachés du cerveau rapproche ces rêves de la réalité.