La réalité ressemble à une photo non développée : avant la mesure, elle n'est qu'un nuage de possibilités. Ce n'est que lorsque nous la « développons » par l'observation que la particule acquiert des propriétés nettes. Cette vision a été confirmée par des expériences sur les ordinateurs quantiques d'IBM et d'IonQ, qui ont utilisé des mesures faibles — une méthode délicate, semblable au développement en lumière tamisée, pour ne pas surexposer la « photo ». Dès les années 1960, John Bell a proposé de chercher des paramètres cachés, puis Yakir Aharonov a développé la technique des mesures faibles. Aujourd'hui, elle permet d'entrevoir le monde quantique sans presque le perturber : le désordre n'augmente presque pas, contrairement aux méthodes brutales. Cette approche rappelle la spectroscopie — l'étude de la matière par la lumière sans contact direct. Résultat : la certitude de l'absence de propriétés cachées dépasse le seuil habituel de 10 fois. Ce n'est pas seulement de la philosophie — de telles expériences aident à vérifier les éléments logiques des ordinateurs quantiques. Et le plus inattendu : les mesures faibles peuvent capter les effets d'événements rarissimes, comme une pellicule sensible aux photons uniques.
Les mesures faibles sont si délicates qu'elles peuvent détecter un effet même s'il ne se produit qu'une fois sur un milliard — comme une pellicule photo qui capte des photons uniques.
Dans « Matrix », la réalité était une illusion dépendant de la perception. Les expériences quantiques montrent qu'au niveau microscopique, le monde est effectivement « indéterminé » tant qu'on ne le regarde pas.