Lorsque deux amas de galaxies entrent en collision, des ondes de choc naissent dans l'espace qui les sépare — comme le bang supersonique d'un avion, mais au lieu de l'air, c'est un gaz ténu. Ces ondes compriment le gaz et accélèrent les particules chargées à des énergies énormes. Les particules accélérées, en se déplaçant dans le champ magnétique, émettent des ondes radio que nous voyons comme des arcs géants — les reliques radio.
Dans l'amas MACS J1752, il y a deux de ces arcs, un de chaque côté du centre. Les astronomes ont utilisé trois radiotélescopes pour les observer à haute résolution. Il s'avère que la relique nord-est présente un double pic de brillance et contient une bande brillante — une « barre ». Le spectre d'émission (la distribution d'énergie en fonction de la fréquence) des deux reliques est étonnamment plat : cela signifie que les particules n'ont pas eu le temps de perdre de l'énergie, donc l'accélération est récente ou se poursuit.
Le scénario simple d'une seule onde de choc n'explique pas les détails observés. Il semble que la relique soit formée par plusieurs surfaces de choc, ainsi que par une possible ré-accélération des particules et des effets de projection. Cela change notre compréhension de la manière dont les ondes de choc cosmiques agissent comme des accélérateurs naturels de particules.
Le système double de reliques dans MACS J1752 est un excellent laboratoire pour étudier la physique des ondes de choc à l'échelle cosmique. Plus nous mesurons précisément leur forme et leur spectre, mieux nous comprenons d'où viennent les particules les plus énergétiques de l'Univers.
Les reliques radio peuvent s'étendre sur des millions d'années-lumière — des dizaines de fois plus que notre Galaxie — et leur émission radio est des millions de fois plus faible que celle d'une station de radio ordinaire.
Dans la série « Star Trek », les ondes de choc provenant de collisions d'objets cosmiques ont souvent été une source de danger et de mystère — comme dans les amas de galaxies réels.