Un ordinateur quantique ressemble à un orchestre où chaque musicien doit entrer au bon moment. Avant, pour jouer une partition complexe, il fallait constamment déplacer les instruments — c'était long et bruyant. Le nouveau schéma, appelé « architecture de parité », laisse tout le monde à sa place, et le chef se contente de changer les notes.
Sur la puce IBM Heron r3 avec 50 qubits, ce schéma a montré une précision d'environ 1 % — le meilleur résultat pour cette taille. Le principal gain est en vitesse : au lieu de permutations (swaps) entre qubits, on utilise leur interaction naturelle. L'accélération croît de manière super-exponentielle, c'est-à-dire plus vite que toute loi de puissance.
Si on ajoute au jeu d'instructions la porte iSWAP, qui échange les états de deux qubits en une seule étape, le schéma devient encore plus rapide. C'est comme permettre à l'orchestre de jouer deux notes à la fois au lieu de les jouer l'une après l'autre. Cette approche ouvre la voie à des calculs quantiques plus grands et plus précis.
La croissance super-exponentielle signifie que lorsque le nombre de qubits double, l'accélération est élevée au carré, et non simplement doublée.