Une clé USB ordinaire dans votre poche chauffe, même lorsqu'elle ne fait rien. Imaginez maintenant une mémoire qui, dans le froid, ne consomme presque rien — comme un thermos qui ne refroidit pas. Le supraconducteur conduit le courant sans pertes à la température de l'hélium liquide, mais il ne savait pas stocker de données. La nouvelle cellule change cela.
À l'intérieur, c'est un sandwich de couches de niobium et de films magnétiques. Le champ magnétique déplace la bande interdite du supraconducteur, et le courant tunnel à travers la barrière change. On obtient deux niveaux de tension bien distincts — zéro et un.
Cette mémoire est nécessaire à côté des processeurs quantiques : l'électronique ordinaire apporte chaleur et bruit. Ici, c'est une structure verticale, comme une pile de crêpes, que l'on peut imprimer par millions sur une seule plaque. L'ordinateur quantique disposera d'un « carnet de notes » rapide et froid.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2604.22214
Scalable, low-dissipation memory operating below 4 K is a critical requirement for superconducting and quantum computing systems. Existing cryogenic memory technologies rely on CMOS derivatives or hybrid architectures that incur leakage, refresh overhead or limited compatibility with superconducting logic. Here we demonstrate a superconducting tunnelling magnetoresistance device that functions as a non-volatile cryogenic memory element across the full superconducting temperature range. By integrating a de Gennes spin valve with a superconducting tunnel junction in a current perpendicular-to-plane geometry, we realise exchange-field control of the superconducting energy gap. This produces two magnetically switchable gap voltages and robust quasiparticle tunnelling magnetoresistance down to 0.25 K.The device operates at millivolt bias with nanowatt-level read power and zero standby dissipation. Its vertical junction architecture and Nb-based materials platform enable compatibility with superconducting logic and scalable cryogenic memory arrays.
À 0,25 kelvin (soit -272,9 degrés Celsius), même l'hélium reste liquide, et le dispositif continue de distinguer clairement le zéro et le un.