Une pince optique est un faisceau laser qui maintient un atome en un point précis, comme des doigts tiennent un petit pois. De ces pinces, on assemble des réseaux entiers d'atomes – la base des futurs ordinateurs quantiques. Mais il y a un problème : tous les pièges ne capturent pas un atome. En général, seulement la moitié des pièges sont remplis, et pour les molécules, c'est encore moins. Les emplacements vides cassent toute la structure.
Les chercheurs ont proposé d'entourer chaque pince d'une paroi invisible – une barrière répulsive. Lorsqu'un nouvel atome tente d'entrer dans un piège déjà occupé, la barrière le repousse, et l'atome déjà présent reste en place. On peut ainsi répéter le chargement plusieurs fois sans craindre de perdre les particules déjà capturées. Les calculs montrent qu'après quatre cycles, la proportion de pièges remplis dépasse 80 %.
Cette méthode ne nécessite pas d'équipement complexe et fonctionne avec les installations existantes. Si on y ajoute la technique de réarrangement des atomes – où les particules en excès sont déplacées vers les pièges vides – on peut atteindre un remplissage presque parfait. Ainsi, les dispositifs quantiques deviendront plus grands et plus fiables.
Un seul faisceau laser peut maintenir un atome avec une force des milliards de fois supérieure à son poids – comme si un fil tenait un éléphant.