En 1054, les astronomes ont remarqué une nouvelle étoile — l'explosion d'une supernova, dont le reste est ce que nous appelons la nébuleuse du Crabe. Au centre se trouve une étoile à neutrons, un noyau de la taille d'une ville, qui tourne furieusement (pulsar). Pendant des années, on ne voyait qu'un seul jet — un mince filet de gaz jaillissant à une vitesse proche de celle de la lumière. Mais Hubble, James Webb et les radiotélescopes ont révélé un second anneau : un jet identique s'est échappé du côté opposé et, en heurtant le Milieu interstellaire, a laissé une trace.
Cette découverte confirme que l'explosion n'était pas sphérique, mais qu'elle a suivi le scénario du « jet instable » issu des modèles numériques. Ce n'est pas un feu d'artifice en boule, mais un ballon de peinture qui éclate : la matière a été éjectée en deux jets dans des directions opposées. D'où le motif délicat de la nébuleuse. Et le recul des jets a donné au pulsar une vitesse énorme — comme un ballon de peinture qui, en projetant ses jets, file dans la direction opposée.
Désormais, les astronomes savent quoi chercher et ils examineront d'autres restes de supernova pour y trouver des anneaux jumeaux.
L'explosion de 1054 fut si brillante qu'on la vit en plein jour pendant un mois entier, et la nuit elle éclairait le sol — les historiens retrouvent des traces de cet événement chez les astronomes chinois et arabes.