Si l'on compare une souris et un éléphant, le contraste saute aux yeux : la souris est agitée et brûlante, l'éléphant calme et froid. La souris consume son énergie bien plus vite rapporté à sa taille. Les scientifiques ont longtemps cherché pourquoi. La réponse se cache dans la façon dont l'oxygène est acheminé à l'intérieur du corps.
Chaque brique fonctionne comme une petite usine : le sang apporte l'oxygène, les cellules le prélèvent. Les scientifiques ont calculé la taille idéale d'une telle brique pour que l'oxygène soit utilisé en totalité et que les vaisseaux occupent le minimum de place. Résultat : chez les animaux à sang chaud, de la souris à la baleine, le nombre de briques est le même, environ cinq cents millions. La différence de taille corporelle ne vient pas de briques supplémentaires, mais du grossissement de chacune d'elles.
Plus la brique est grosse, plus l'oxygène met du temps à atteindre les cellules : le métabolisme de l'éléphant est donc plus lent que celui de la souris. Cela explique aussi la fréquence cardiaque : chez la musaraigne, le cœur bat mille fois par minute, alors que chez la baleine, il bat seulement dix à vingt fois. La théorie permet d'estimer l'énergie dont avaient besoin les animaux disparus, les dinosaures par exemple, à partir de leur masse corporelle.
Le cœur de la musaraigne bat à environ 1000 battements par minute, tandis que celui de la baleine ne bat que 10 à 20 fois. La théorie explique cette différence par le nombre d'holons et le volume de sang que le cœur doit propulser à chaque battement.
Non publié sur arXiv. Voici sa page, le PDF et la formalisation : vous pouvez vérifier vous-même, pas seulement lire notre analyse.