En 2006, l'instrument ARCADE-2 monté sur un ballon a détecté un excès de bruit radio dans l'espace. Plus tard, l'antenne EDGES a montré que le signal de l'hydrogène primordial présentait un creux étonnamment faible. Deux énigmes indépendantes ont trouvé une explication commune : tout est la faute de l'axion, une particule ultra-légère de matière noire, capable de se transformer en ondes radio.
Cette émission explique l'excès de signal d'ARCADE-2, et la chaleur dégagée réchauffe l'hydrogène, rendant son signal radio plus faible (EDGES). Ainsi, une seule particule résout deux problèmes observationnels.
Rebondissement surprenant : de telles transformations d'axions se produisent en permanence, et actuellement, un flux d'ondes radio axioniques traverse la Terre. Nous ne les entendons que parce qu'elles se perdent dans le bruit de nos propres instruments. Cette découverte offre aux astronomes une nouvelle méthode pour rechercher la matière noire — grâce à la spectroscopie de l'hydrogène primordial. Autrefois, Vera Rubin a été la première à remarquer la masse cachée dans les galaxies, et Arno Penzias est tombé par hasard sur le bruit radio cosmique. Aujourd'hui, les axions transforment ce bruit d'obstacle en clé pour percer les mystères de l'Univers.
La raie à 21 centimètres de l'hydrogène est le signal radio le plus célèbre de l'espace ; elle a permis de cartographier notre Galaxie et d'explorer l'époque des premières étoiles.