Le graphène est une feuille de carbone d'un atome d'épaisseur. Si on la plie selon un motif particulier, on obtient un nouveau matériau : le grouken. Ce n'est pas un humain qui l'a découvert, mais une intelligence artificielle : un grand modèle de langage a passé en revue les possibilités et a proposé ce réseau cristallin.
Les calculs montrent que le grouken devrait conduire l'électricité sans résistance dès 52°C. C'est la température ambiante. Les supraconducteurs ordinaires ne fonctionnent que par grand froid, mais ici, c'est comme dans une pièce bien chauffée. Mais il y a un hic : dans une feuille mince, les électrons se comportent de manière agitée, et la supraconductivité disparaît dès -153°C.
Pour que le grouken fonctionne à température ambiante, les scientifiques proposent d'empiler plusieurs couches, de le déposer sur un substrat ou de contrôler ses propriétés par un champ électrique. Si les expériences confirment les calculs, nous aurons des câbles sans échauffement, des aimants puissants et une électronique rapide.
L'intelligence artificielle s'est mise à chercher des matériaux comme on cherche des champignons : elle passe les options en revue et trouve des surprises. Le grouken est la première trouvaille qui promet la supraconductivité dans des conditions ordinaires.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2601.00931
We introduce Grokene, a novel two-dimensional superlattice derived from graphene, which was identified through an AI-guided materials discovery workflow utilizing a large language model. Grokene is predicted to exhibit ambient-pressure, room-temperature superconductivity, with computational simulations revealing a high electron-phonon coupling constant and a substantial logarithmic-averaged phonon frequency (~1650 K), leading to a mean-field critical temperature of approximately 325 K. Full isotropic Eliashberg solutions further support a critical temperature around 310 K, underscoring its strong potential for room-temperature superconductivity. However, the strict two-dimensional nature of Grokene introduces phase fluctuations, limiting the observable superconducting transition to a Berezinskii-Kosterlitz-Thouless (BKT) temperature of about 120 K in monolayers. To elevate TBKT toward room temperature, strategies such as few-layer stacking, substrate or gate engineering, and optimization of superlattice structure and doping levels are proposed. Our integrated workflow, combining AI-driven materials discovery with advanced many-body theories (DFPT/EPW, Eliashberg, and RPA), provides a systematic and reproducible framework for exploring novel superconductors. We suggest that experimental synthesis and comprehensive characterization of Grokene will be essential to assess these computational predictions and to explore routes toward practical superconductivity under ambient pressure.
Un supraconducteur lévite au-dessus d'un aimant : c'est l'effet Meissner. Si le grouken fonctionne à température ambiante, les trains à sustentation magnétique deviendront moins chers.