Le graphène est une feuille de carbone d'un atome d'épaisseur. Si on la plie selon un motif particulier, on obtient un nouveau matériau : le grouken. Ce n'est pas un humain qui l'a découvert, mais une intelligence artificielle : un grand modèle de langage a passé en revue les possibilités et a proposé ce réseau cristallin.
Les calculs montrent que le grouken devrait conduire l'électricité sans résistance dès 52°C. C'est la température ambiante. Les supraconducteurs ordinaires ne fonctionnent que par grand froid, mais ici, c'est comme dans une pièce bien chauffée. Mais il y a un hic : dans une feuille mince, les électrons se comportent de manière agitée, et la supraconductivité disparaît dès -153°C.
Pour que le grouken fonctionne à température ambiante, les scientifiques proposent d'empiler plusieurs couches, de le déposer sur un substrat ou de contrôler ses propriétés par un champ électrique. Si les expériences confirment les calculs, nous aurons des câbles sans échauffement, des aimants puissants et une électronique rapide.
L'intelligence artificielle s'est mise à chercher des matériaux comme on cherche des champignons : elle passe les options en revue et trouve des surprises. Le grouken est la première trouvaille qui promet la supraconductivité dans des conditions ordinaires.
Un supraconducteur lévite au-dessus d'un aimant : c'est l'effet Meissner. Si le grouken fonctionne à température ambiante, les trains à sustentation magnétique deviendront moins chers.