De minuscules éruptions sur le Soleil express

Original: "Extreme-ultraviolet synthesis of nanojet-like ejections due to coalescing flux ropes"
arXiv:2601.03354 · 2026-01-06 · CC BY 4.0 · 1 min
Les nano-jets solaires — de rapides éjections de plasma de la taille d'une ville — pourraient expliquer pourquoi la couronne est plus chaude que la surface.

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Sur le Soleil, de brèves éjections de plasma se produisent sans cesse : ce sont les nano-jets. De la taille d'une petite ville, ils filent à des centaines de kilomètres par seconde et disparaissent en moins d'une demi-minute. Chaque éruption est comme une minuscule explosion qui projette du gaz brûlant vers le haut.

Les astrophysiciens soupçonnent que ce sont précisément ces nano-jets qui chauffent la couronne solaire à des millions de degrés, alors que la surface du Soleil est des centaines de fois plus froide. Mais les observer directement est difficile : ils sont trop petits et trop rapides. C'est pourquoi les scientifiques ont construit un modèle informatique dans lequel deux faisceaux magnétiques à l'intérieur d'une boucle solaire fusionnent et donnent naissance à un nano-jet — comme deux élastiques tordus qui, en se détendant, jaillissent vers le haut.

Le nano-jet atteint une vitesse de 200 à 300 km/s — plus rapide qu'une balle, mais à l'échelle du Soleil, ce n'est qu'une infime pulsation.

Le modèle a montré à quoi devrait ressembler une telle éruption dans la lumière ultraviolette captée par les télescopes modernes. Il s'avère que les traces des nano-jets peuvent être distinguées par leur luminosité, le décalage Doppler (changement de couleur de la lumière dû au mouvement) et l'élargissement des raies spectrales. Cela signifie que les futurs instruments, comme la mission MUSE, pourront détecter les nano-jets et vérifier s'ils chauffent réellement la couronne.

Ainsi, le modèle informatique devient un pont entre la théorie et les observations : désormais, les astronomes savent quoi chercher dans les données pour attraper ces insaisissables nano-jets.

Résumé original

tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2601.03354

Detection and characterization of small-scale energetic events such as nanoflares and nanojets remain challenging owing to their short lifetimes, small spatial extent, and relatively low energy release, despite their potential role in coronal heating. Recent observations have identified nanojets as small-scale (length $$\lesssim 6.6$$~Mm, width $$\lesssim 1$$~Mm), fast ($$\sim$$~few 100 km s$$^{-1}$$), and short-lived ($$\lesssim 30$$~s) ejections associated with nanoflare-scale energies, providing evidence of magnetic reconnection at small spatial scales. However, the lack of synthetic diagnostics has limited the connection between magnetohydrodynamic (MHD) models and observations. In this Letter, we present synthetic observations of the coalescence of two flux ropes, leading to nanojet-like signatures from a numerical model obtained with the \texttt{MPI-AMRVAC} code. We report synthetic observables in Extreme-ultraviolet lines compatible with existing instruments such as SDO/AIA, and upcoming MUSE mission, and compare the synthetic observables with an existing observation of nanojets. The synthetic diagnostics of the emissivity maps, Doppler velocity, thermal, and non-thermal line broadening produce key observational properties, suggesting a plausible 3D scenario for nanojet generation where tiny flux ropes reconnect within loops. Our results provide predictions for the detectability of nanojets with current and future spectroscopic facilities, and establish a bridge between MHD modeling and observations.

Un nano-jet libère en 30 secondes une énergie qui suffirait à faire fonctionner une ampoule ordinaire pendant un milliard d'années, mais à l'échelle solaire, ce n'est qu'une infime éruption.

Scientifiques
Ludwig BoltzmannEnrico FermiCecilia Payne-GaposchkinMichael FaradayHendrik LorentzJocelyn Bell Burnell
Notions
nanotesla jets de supernova nanofil