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Un trou noir qui vacille expulse le gaz, privant la galaxie de nouvelles étoiles.
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Au centre de la galaxie VV 340a se cache un trou noir supermassif. Il éjecte un jet de matière qui ne file pas droit, mais oscille, tel l'axe d'une toupie qui ralentit. Un tour complet prend environ 820 000 ans. La raison : la matière qui tombe sur le trou est en rotation irrégulière, ce qui fait que le jet lui-même tourne par à-coups.
Ce vortex vacillant repousse hors de la galaxie un gaz brûlant — environ 19 masses solaires s'échappent chaque année. L'hydrogène qu'il contient est si chauffé qu'il brille, et grâce à cette lueur, l'analyse spectrale permet de mesurer la vitesse du gaz. On découvre qu'il s'éloigne sur des milliers d'années-lumière.
Le plus surprenant : ce trou noir est loin d'être un recordman de puissance. Son jet est des dizaines de fois plus faible que celui des quasars, mais même une telle « respiration » suffit à geler la formation d'étoiles dans toute une galaxie.
Le gaz chassé par le jet est la matière première des étoiles. Sans lui, la formation d'étoiles s'éteint. Ainsi, un trou relativement modeste contrôle la vie d'un immense système stellaire.