Le 1er octobre 2024, une éruption de classe X7.1, l'une des plus puissantes, s'est produite sur le Soleil. Deux sondes spatiales, HXI et STIX, l'ont observée sous des angles différents, comme deux yeux, et, combinées à un modèle informatique, ont permis de reconstituer une image tridimensionnelle.
Au plus fort de l'éruption, le rayonnement X a clignoté deux fois, et à chaque fois, des points brillants sont apparus à différents endroits de la surface solaire. Cela signifiait que les champs magnétiques se déchiraient et se reconnectaient non pas en un point unique, mais le long d'une longue frontière incurvée, telle une fissure qui court sur la glace. Le modèle a montré que les deux pics sont nés dans la même bande magnétique, mais dans des parties différentes de celle-ci.
La deuxième sonde, STIX, a également observé une colonne verticale de gaz chaud s'élevant de la surface. Son centre s'est déplacé entre les deux pics, comme si l'énergie s'écoulait à travers un tube invisible. C'est un premier pas vers la compréhension de la manière dont les éruptions accélèrent les particules à des vitesses proches de celle de la lumière.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2601.23046
We investigated the three-dimensional (3D) magnetic structures and dynamics responsible for particle acceleration in an X7.1-class flare that occurred on October 1, 2024, in NOAA active region 13842. We combined stereoscopic hard X-ray (HXR) observations from the Advanced Space-based Solar Observatory/Hard X-ray Imager (HXI) and the Solar Orbiter/Spectrometer Telescope for Imaging X-rays (STIX) with a 3D magnetohydrodynamic (MHD) simulation constrained by observed photospheric magnetic fields. During the two main peaks of the impulsive phase, HXR footpoints appeared at different locations, indicating a migration of the primary reconnection site in the corona. Our data-constrained MHD simulation successfully reproduced the reconnected field lines linking the observed conjugate HXR footpoints. Furthermore, the simulation shows that these primary reconnections occur along a single quasi-separatrix layer (QSL) system. Therefore, the two main peaks of HXR can be interpreted as episodic energy release within the single QSL system. This study demonstrates that the data-constrained MHD model provides a realistic 3D magnetic context for interpreting HXR emission. Notably, STIX observations revealed a vertically distributed thermal HXR source, extending from the footpoints to the looptop, with its centroid migrating between the two peaks. This marks a first step toward understanding the particle acceleration processes in solar flares.
L'énergie d'une seule éruption de classe X équivaut à des milliards de bombes atomiques, mais le Soleil la libère en quelques minutes.