Un bureau où les employés échangent des notes. Tant qu'il y a peu de tâches, chacun travaille de son côté. Mais quand une commande urgente arrive, certains services se mettent à envoyer activement des messages à d'autres, et le travail d'ensemble devient plus coordonné. C'est à peu près ce que fait le cerveau lorsque nous essayons de garder plusieurs choses en tête à la fois.
Les scientifiques ont trouvé un moyen de jeter un œil à cette « correspondance ». Ils ont utilisé des données de scanner cérébral de 470 personnes qui effectuaient une tâche de mémorisation : il fallait suivre une séquence de lettres et répondre si la lettre actuelle correspondait à celle qui se trouvait deux positions en arrière. Plus la tâche est difficile, plus il faut d'informations à garder en tête. Les chercheurs ne se sont pas contentés de regarder quelles régions étaient actives, ils ont mesuré la quantité d'informations que chaque région stocke et transmet aux autres.
Cette approche ouvre une nouvelle voie dans l'étude de la pensée. Au lieu de simplement voir où « la lampe s'allume », on peut comprendre comment l'information circule réellement dans le cerveau. Cela pourrait aider au diagnostic des troubles de la mémoire ou de l'attention, ainsi qu'au développement d'interfaces « cerveau-ordinateur » plus précises.
tel que rédigé par les auteurs, en anglais arXiv:2602.03240
Cognition is increasingly framed in terms of information processing, yet most fMRI analyses focus on activation or functional connectivity rather than quantifying how information is stored and transferred. To remedy this problem, we propose a framework for estimating measures of information processing: active information storage (AIS), transfer entropy (TE), and net synergy from task-based fMRI. AIS measures information maintained within a region, TE captures directed information flow, and net synergy contrasts higher-order synergistic to redundant interactions. Crucially, to enable this framework we utilised a recently developed approach for calculating information-theoretic measures: the cross mutual information. This approach combines resting-state and task data to address the challenges of limited sample size, non-stationarity and context in task-based fMRI. We applied this framework to the working memory (N-back) task from the Human Connectome Project (470 participants). Results show that AIS increases in fronto-parietal regions with working memory load, TE reveals enhanced directed information flows across control pathways, and net synergy indicates a global shift to redundancy. This work establishes a novel methodology for quantifying information processing in task-based fMRI.
L'expérience a impliqué 470 personnes — c'est comme la population d'un petit village. Chacun a passé un scanner tout en effectuant une tâche de mémorisation de lettres.
Dans le film « Total Recall », les héros utilisent des implants pour modifier la mémoire. Des recherches comme celle-ci montrent comment le cerveau code et transmet réellement l'information, rapprochant la science-fiction de la réalité.