Le traitement de l'information implique la manipulation des données à travers des opérations telles que le stockage, la récupération et l'effacement.Le traitement de l'information est la manipulation systématique des données—leur stockage, leur récupération, leur transformation et leur effacement—afin de produire des résultats significatifs. En physique, l'information n'est pas un concept abstrait mais une grandeur physique : toute manipulation de l'information requiert de l'énergie et produit de l'entropie, comme le formalise le principe de Landauer. Ce principe stipule que l'effacement d'un bit d'information dissipe nécessairement au moins kT ln 2 de chaleur, reliant ainsi directement la théorie de l'information à la thermodynamique.
La théorie moderne de l'information a été fondée par Claude Shannon en 1948, qui a défini l'information en termes d'entropie. Rolf Landauer a établi en 1961 le coût physique de l'effacement de l'information, et Charles Bennett a ensuite montré que le calcul peut, en principe, être effectué sans dissipation d'énergie si aucune information n'est effacée.
L'information est toujours incarnée dans un système physique—que ce soit dans l'aimantation d'un disque dur, la décharge des neurones, ou l'état quantique d'un atome. Le traitement consiste à modifier ces états physiques. Par exemple, une porte logique dans un ordinateur modifie les tensions électriques, tandis qu'un neurone modifie son potentiel de membrane. La contrainte clé est que l'information n'est jamais gratuite : il en coûte de l'énergie pour l'écrire, et son effacement génère de la chaleur. Dans les systèmes quantiques, le traitement de l'information suit les règles de la mécanique quantique, permettant la superposition et l'intrication, ce qui offre des capacités de calcul fondamentalement différentes.
Le traitement de l'information sous-tend toute l'informatique moderne, des microprocesseurs classiques aux ordinateurs quantiques, et est également utilisé pour modéliser l'activité neuronale du cerveau, la compression des données et la correction d'erreurs dans les systèmes de communication.
Le cerveau humain, qui effectue environ 10^15 opérations par seconde, consomme environ 20 watts d'énergie—bien plus efficace que n'importe quel supercalculateur, qui nécessiterait des mégawatts pour l'égaler.






