Le faisceau de rayons X, en se réfléchissant sur un cristal, dessine sur le détecteur un motif de taches et de bandes. Si le cristal est parfait, le motif est simple. Mais à l'intérieur d'un matériau réel, les atomes sont souvent décalés : comprimés à certains endroits, étirés à d'autres. Le motif devient alors semblable à des ondulations provoquées par une pierre jetée dans l'eau — et le déchiffrer à la main est presque impossible.
Le nouveau réseau de neurones Fourier ViT observe ces ondulations et produit immédiatement la carte des déplacements. Il fonctionne comme un traducteur du langage des taches vers celui des déplacements atomiques. L'essentiel est que le réseau ne teste pas des hypothèses au hasard, mais voit l'ensemble du motif d'un seul coup, comme une personne reconnaît un visage sur une photographie. C'est pourquoi il ne se trompe pas, même lorsque les déplacements sont très importants, supérieurs à la moitié de la distance entre atomes.
Sur des cristaux synthétiques à multiples domaines, le réseau a montré l'erreur la plus faible parmi toutes les méthodes comparées. Sur un nanocristal réel d'oxyde de manganèse, il n'a pas cédé au meilleur algorithme itératif, mais il ne dépendait pas d'une supposition initiale. C'est comme assembler un puzzle sans regarder l'image sur la boîte et obtenir pourtant la bonne image du premier coup.
Le motif de rayons X est redevenu simple — car désormais, c'est une machine entraînée à voir à travers les ondulations qui le lit.
Un déplacement des atomes de seulement la moitié de la distance interatomique fait interférer le faisceau de rayons X de telle sorte que les taches sur le détecteur se dédoublent. C'est comme un écho dans les montagnes : un seul cri revient avec deux voix.